Trancher est l’apanage du bourreau :
Oter la fleur intolérable de la boue.
Tu étais la lumière sur le monde criminel.
Ta parole libre appelait à la raison.
D’ étranges dignitaires avaient alors sombrés
Au fond de l’horreur et crachaient la géhenne
Par tous leurs pores
Depuis longtemps, depuis toujours.
Ta jeunesse lucide, instruite, éduquée
Piquait plus que toute une division blindée.
L’innommable justice s’affaisse
Devant le courage de tes yeux.
Il y a trois roses blanches
Dans l’eau sombre du Rhin.
Le courant les a emportées
Et vous fûtes décapités.
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Style : Poème | Par Rathur | Voir tous ses textes | Visite : 732
Coup de cœur : 12 / Technique : 10
Commentaires :
pseudo : Le gardien du phare
Beau et dramatique...
pseudo : BAMBE
Toujours aussi agréable de vous lire.