Ô grands abattoirs de l’air,
Joueurs de haches ou de couteaux
Empoignant la nature déverdie
De leurs mains grosses,
Jusqu’aux arêtes des plaines.
L’oiseau hébété, le bosquet spectral, l’herbe épars,
Vous confortent de ces mues.
Par ces jours au soleil infructueux,
S’emplit de beautés inactives et sèches
L’herbier des songes.
Ô buées et givre d’aurore !
Mais un point intrus,
Une veilleuse scintillante
Sur un lit de feuilles dures,
Une fleurette au chant ténu
Dit le dessous qui palpite
A travers la glace hyaline,
Pour souffler, encore,
Toujours, son petit baiser rose.
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Style : Poème | Par Rathur | Voir tous ses textes | Visite : 640
Coup de cœur : 10 / Technique : 10
Commentaires :
pseudo : VIVAL33
Fragile cette vie, mais quelle vie: une petite veilleuse... Très beau!
pseudo : BAMBE
BEAU cette petite vie qui bat dans ce décors de désolation, un petit point de couleur dans un univers en négatif. BRAVOOOOOOO!
pseudo : Viviane
La veilleuse scintillante..jusqu'à quand?