Défunt, tu as goûté au repos des vieux ans,
maintenant te voilà couché, osseux gisant,
sous une froide pierre.
Depuis longtemps les nuits, les aubes, les saisons,
sont ombres, or des levers, comme défloraisons
sont nos pauvres prières.
Et c'est pourquoi mes yeux pleins de mélancolie
se voilent. Tes voisins, ( les Serge, les Célie ),
envient les cheveux argentés.
Que la vie d'un mortel est peu de chose ! Quoi !
Qui juge, qui détruit,qui crée, qui dit : C'est toi
par de longs frissons arpentés,
que la mort mènera sur ses tertres fourchus,
plaines où les démons aux canines crochues
pèsent hâtivement,
un surplus de damnés issu du purgatoire ?
Heureux, Satan jubile : Allez, mon écritoire !
grognant furtivement.
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Style : Poème | Par angus | Voir tous ses textes | Visite : 519
Coup de cœur : 14 / Technique : 13
Commentaires :
pseudo : PHIL
TENEBREUX A SOUHAIT JOLI EXERCICE
pseudo : monalisa
ANGUS BIENVENUE DANS L'UNIVERS DE LA VIE ÉTERNELLE!!! POÈME FUNÈBRE MAIS ÉCRIT MAGISTRALEMENT.
pseudo : BAMBE
Un beau poème à glacer le sang, un bel écrit assurément.