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A défaut de comprendre, on peut toujours imaginer. par nouka

A défaut de comprendre, on peut toujours imaginer.

Ce n'est pas de lui qu'elle tomba amoureuse en premier mais de ses mots. Peut être parce qu'il s'en dégageait une mélancolie teintée d''espoir. Une sorte de bonheur fragile qui demandait à la vie de le préserver. Le monde n'est pas une boule de pâte à modeler, ils le savait tous les deux. Mais les mots peuvent le manipuler à volonté. Et ce savoir, cette certitude qui dépassait les frontières et les couleurs de peau, n'était ni absolue, ni relative. Elle n'avait pas de règles.

 

Voilà. C'était pour cela qu'elle l'aimait. Parce qu'il avait apprivoisé le pouvoir des mots.

 

Ce pouvoir qui donne à un mot de haine la force de déclencher une guerre.

 

Ce pouvoir qui donne à un mot d'amour la force de supprimer les différences.

 

 

 

 

 

L'écrivain est libre. Et si ma main perdait sa plume, je crois bien que ma vie perdrait son fil.

 

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Style : Pensée | Par nouka | Voir tous ses textes | Visite : 1296

Coup de cœur : 17 / Technique : 13

Commentaires :

pseudo : lutece

Bravo et merci pour ces quelques mots si judicieusement posés sur une page blanche! CDC

pseudo : obsidienne

et si le lecteur perdait ses yeux, il faudrait lui susurrer cette pensée pour lui permettre de continuer à vivre