A l’orée d’une rue, minuit
Une envoûtante aperçue me suit.
Grâce démarche dans la nuit,
Me voilà d’esprit démunie.
Un parfum sans présence ;
Un désir, une romance ;
Un tressaillement de démence ;
Fantôme, fantasme et violence.
Et là, soudain une main
Blanche, esprit aux airs félins,
Rousse vermeille, merveilleux dessin,
Charmante créature, sublimes seins.
Elle me parle ; incompréhension.
De sa bouche, ne saisis que des sons.
Sa musique et son corps à l’unisson
Je viens à toi, oh oui « Où est ta maison ? »
Lilith, Lilith, tel est ton nom
Lilith, ange de mes passions
Lilith, Lilith tendre démon
Lilith, qui oppresse ma raison
Décor gothique, rideau de velours
Lustre magnifique, bois tout autour ;
Et toi, majestueuse, même sans atours,
Rêverie fantastique, idylle ou amour ?
Poupée de chiffon, cerveau de coton
Mon être n’est que pures sensations
Qui es-tu, mystérieuse apparition ?
Laisse-moi te plaire avec soumission.
Près du lit, elle défait ses cheveux
Je vois l’envie dans ses yeux bleus ;
Regard surnaturelle, presque de feu
Et je la veux, plus que je ne peux.
De sa démarche volupté, elle approche
Je ne vois pas son corps, il est proche ;
Car la belle peut, sans une anicroche
Se mouvoir dans l’espace telle une croche.
Son premier baiser, gravé dans mes artères
Je suis sur terre, au ciel et en enfer ;
Elle est la déesse, le Christ et Lucifer
Pendant que ses mains me couchent à terre.
Et je ressens sa peau au touché de laine
Dont la pâleur rappelle la porcelaine.
Je la laisse descendre, elle est ma reine
Celle dont la morsure est inhumaine.
Lilith, Lilith, tel est ton nom
Lilith, ange de mes passions
Lilith, Lilith tendre démon
Lilith, qui oppresse ma raison
Et au petit jour, seule et sans pareil
Je suis chez moi quand je m’éveille.
Fantasme, démence et merveille
Pendant que mon corps sommeille.
Au creux de mon cou, sensation frêle
Deux trous d’épingles se révèlent ;
Fantôme ou idylle passionnelle ?
Qui es-tu, plaisir charnel ?
Pendant la journée qui se défile
Je suis hantée, mes pensées jubilent,
Seras-tu là quand le jour s’exile ?
Me veux-tu à nouveau docile ?
Et quand à l’heure de tous les mal
Je t’aperçois, mon cœur s’emballe.
Tu me regarde, m’emporte, m’empale
Une nuit encore à contempler ta peau pâle.
Mais cette fois tu restes avec moi,
Je sens que tu aimes nos émois,
Tu me parles pour la première fois
« Je suis un vampire » . Effroi !
Lilith, Lilith, tel est ton nom
Lilith, ange de mes passions
Lilith, Lilith tendre démon
Lilith, qui oppresse ma raison
Lilith, Lilith, tel est ton nom
Lilith, ange de mes passions
Lilith, Lilith tendre démon
Lilith, qui oppresse ma raison
Je m’échappe, je veux fuir. La peur.
Je me retourne et je vois sa douleur ;
Ses larmes en sang sur son visage blanc
Mon âme en sang sur mon cœur blanc.
Petit être de porcelaine à mes pieds
Qui n’a que son amour à expier
Me veux entière pour l’éternité
Me donne son baiser de l’immortalité.
La mort m’attend et elle est d’une beauté !
Me voilà en train d’expirer dans l’obscurité
Plus de temps à compter, je me vois méditer :
La vie sans son foutu sablier est-elle sensée ?
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Style : Poème | Par X5babou | Voir tous ses textes | Visite : 536
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Commentaires :
pseudo : damona morrigan
CDC pour toi ma petite Rose, j'adore ! Je partage ta fascination des vampires !
pseudo : nassur
atention a pa te fair mordre , non il est tré bo ton texte
pseudo : X5babou
me faire mordre est plus ou moins mon fantasme alors ... ^^
pseudo : malone
... alors... MIAM!...
pseudo : X5babou
lol^^ c'est ça!