Je crois que jamais je ne pourrais me taire
Parfois les mots sont tellement délicieux
Surtout lorsqu'ils sont partagés par deux
Des mots pour implorer le ciel et la terre
Gagner les plus hauts nuages, sauter dans l'eau
Suivre les rivages, pêcher dans les ruisseaux
Contempler ton visage
Sans cesse le parcourir
On mourrait
Pour te voir sourire
Tu es mon livre dont les pages
Sont des miroirs, des trésors
Tu es l'histoire qui me dévore
Mais seulement qui écoute ma voix,
Je voudrais bien que cela soit toi
De tout en bas, qui me verrait de là-haut ?
Mais seulement, qui écouterait mes mots ?
Je crois que je deviens plus léger que l'air
Lorsque mon regard rencontre tes yeux
Peut-être n'ai-je plus les pieds sur terre
Peut-être devrais-je éteindre le feu
Descendre de ces nuages, sortir de l'eau
Laisser plonger les poissons dans les ruisseaux
Oublier ton visage
Ne plus s'en souvenir
Partir
Et ne jamais revenir
Je me sentirais perdu dans les marécages
Je m'enfoncerais plus encore
Comme ces vieux chercheurs d'or
Qui toute leur vie ont cherché
Mais n'ont jamais rien trouvé
Je n'aurais à ce moment-là
Plus de mots dans ma voix
Plus de mots
Dans ma voix
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Style : Poème | Par Benoit Walravens | Voir tous ses textes | Visite : 1077
Coup de cœur : 18 / Technique : 9
Commentaires :
pseudo : monalisa
Beau, magnifique, agréable, profond, joliment dit ce poème, merci pour l'émotion des mots.