Rien n’empêche, tu dépeins mes songes :
Nuages qui se colorent selon tes envies.
La route froide du petit matin assène sa glace,
Les phrases d’autrui se sont éteintes unes à unes,
Des faisceaux de voitures ajoutent au piquant.
C’est encore à toi que je pense, fleur abrasive.
Tout contre le lac de la nuit à peine essuyé.
Fontaine des liqueurs, je tiens à jamais dans la main
La coupe de cristal du premier échange.
Ah te serrer ! Rire ensemble !
Je n’entamerais jamais la douceur de tes doigts
Mais vivrais tes secondes comme l’être partagé
Depuis les parterres de l’enfance.
Est-ce la vie étrange, l’insomnie croissante
Ou l’âge des bilans qui me ramène au cœur ?
Je crois à l’instinct réuni, au désir qui forge,
Je crois en la grâce jusqu’aux larmes,
Je ne crois pas aux combats.
Tantale a consommé l’Ambroisie
Et son sort se déploie, infiltré à mes ondes.
Rien à faire ! C’est avec toi que j’avance sur le fil
C’est avec toi l’obscurité qui soude ou qui cogne.
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Style : Poème | Par Rathur | Voir tous ses textes | Visite : 597
Coup de cœur : 10 / Technique : 8
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pseudo : iloa
" Je crois en la grâce jusqu'aux larmes " Adjugé Coup de coeur !